Tongue Rug : Tapis à langues

Tongue Rug : Tapis � langues

Tongue Rug : Tapis � langues

Design, blogging, writing, social media, photography, research, documentation, cartography, community

Producer: Julie Lapalme

Tongue Rug : Tapis à langues is a project that is structured around the traditional tongue rug found in Québec and in Sweden. Similar to a patchwork rug, it is composed of overlapping felt tongues.

The projet is a virtual sladdakavring that acts both as archive and "writing machine". Its final shape is unpredictable. It will grow piecemeal as a fluid structure, mutable, subject to randomness, time and the public's participation.

Using a variety of social media, I "weaved" the Tongue Rug and the path map which documents my cycling trips to each waypoint — lake, river, stream, body of water — with genealogical/geographical placenames.

I can imagine an archive documenting my state of 'being lost'. Will the newest mapping technologies necessarily make my path more certain?

Already the few paths I have drawn reflect the 're-routes', the 'circling-back' and the 'dead-end'. Loosened from the map, they become drawings, embroidery, threads scattered by time.

Process

As process was a big part of this project, I envisioned Tongue Rug as a web piece primarily because I wanted to take advantage of its archival capabilities as well as explore new trend in Web 2.0 and social media.

What is interesting in my exploration of these interactive tools is how all this aggregate content can so easily mesh into a larger structure because everything is connected online.

My formal investigation of these social tools corresponds with the thematic structure of my project, which delves into many different themes within a larger metastructure – the tongue rug.

Work in progress for a public in development

Dans le corps social de Stéphanie Lagueux et Tapis à langues de Julie Lapalme, on retrouve, à des niveaux différents, les préoccupations inhérentes aux œuvres télématiques, soit l’examen de plusieurs lieux et communautés, l’utilisation de stratégies de mise en œuvre pour une participation plus grande du public, un objet latent prêt à prendre forme et un agent d’effectualisation, c’est-à-dire la communauté ciblée agit comme co-auteur mais aussi comme témoin de l’œuvre. (...)

Dans le cas du Tapis à langues, nous assistons au déploiement à long terme d’une archive qui grandira avec le temps. (...) De ce troisième work-in-progress, Lapalme connaît l’élément de départ, un « patchwork » virtuel inspiré de la fabrication des tapis artisanaux que l’on retrouve dans le folklore suédois et québécois aux XIXe et XXe siècles. Faits de languettes individuelles et libres mais attachées par la base à un canevas, ces ouvrages servaient à l’époque de repères en archivant, par le biais des petites langues, la multitude de récits et d’anecdotes qui constituent l’histoire familiale.

Le Tapis à langues est confectionné dans un tissu d’espaces, de temps et de récits. Il est le fruit d’un ratissage géographique dont la trame se construit sur le réseau des lacs, des rivières et des ruisseaux qui portent les noms Lapalme, Legault et Angerbauer – noms de familles adoptive et biologique de l’artiste. Le site nous présente déjà l’organisation de différentes espaces arpentés en bicyclette par l’artiste en 2002. Elle y remodèle selon des données précises la carte du Québec. Ces représentations numériques des lieux, les tracés de parcours à faire ou déjà faits sont jumelés à autant de récits individuels et collectifs récoltés sur Internet ou directement sur le terrain. Chaque histoire devient dans la fabrication du tapis une petite langue, la voix propre du narrateur qui raconte. Chacune d’elles donne une texture, une couleur et une forme à cet assemblage. Le Tapis à langues prend donc corps, et devient, aux yeux de l’artiste, un engin de recherche, un fureteur d’histoires, le lieu d’échanges entre la communauté des habitants du réseau parcouru et le public qui suit à la trace celle qui le sillonne. Il entre dans la catégorie des tapis traditionnels tels que répertoriés par le Musée de la civilisation sous la rubrique objet de communication. (...)

Espace Sculpture

« Œuvre en processus pour public en développement, Stéphanie Lagueux et Julie Lapalme »
Marie-Christiane Mathieu, Espace Sculpture
Montreal, Spring 2003
pp. 49-50.